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Maison de la Famille

 au pays de Fontainebleau

17 rue Paul Jozon

77300 Fontainebleau

01 60 39 08 76

 

 

 

Quand une séparation de couple a lieu, il est bien évident qu’elle introduit un bouleversement important dans cet équilibre qui semble fondamental, et ce d’autant qu’elle intervient quand l’enfant est jeune. Il faut donc trouver les ajustements nécessaires pour qu’une certaine continuité relationnelle et une vraie fiabilité des parents persistent…

 

Adolescence et désillusion

Certains enfants de parents divorcés restent méfiants. Ils entretiennent des craintes vis–à-vis de l’avenir, enfermés dans la désillusion : tout nouveau, tout beau. Oui, mais, si ça recommençait ? Si le nouveau couple se séparait ? L’investissement du beau-parent est alors nettement compliqué par la peur qu’a l’enfant de le perdre.

Parfois, et c’est beaucoup plus grave, les enfants gardent la certitude que les adultes ne sont pas fiables, qu’ils vivent au gré de leur désir, et pas en fonction des besoins de leur enfant. Ils peuvent progressivement haïr leurs parents biologiques et leurs beaux-parents, se sentir trahis, amers, envahis par un énorme ressentiment qui les empêche de se développer sereinement. Ils sont agressifs vis-à-vis du parent biologique et du beau-parent dans le nouveau couple. Ils n’ont confiance ni en les autres, ni dans le monde, ne peuvent nouer des relations amicales et/ou amoureuses satisfaisantes, toujours à la recherche d’un appui de type parental, mais disqualifiant aussitôt cet appui lorsqu’ils le trouvent, de peur de le perdre…

Adolescent et monoparentalité

Enfin, chez l’adolescent ayant vécu un long temps en monoparentalité, la recomposition familiale peut représenter une sorte de confrontation directe à la sexualité parentale, avec un brusque retournement de l’idéalisation du parent qui refait sa vie : il avait auprès de lui une injuste victime, un véritable père (ou mère) courage dénué de sexualité, tout dévoué à lui. Il se retrouve avec un être humain, plein de désirs et d’émotions, au moment où lui-même entre dans ses émois sexuels. Il peut alors sombrer dans un vécu plus ou moins dépressif ou une culpabilité plus ou moins active, accentué par la perte du fantasme de recollage du couple parental provoqué par la recomposition…

Recomposition et fratrie

Quand l’enfant a des frères et sœurs, il s’y raccroche généralement, et quand plus tard, lors de la recomposition, le beau-parent a lui aussi des enfants, il peut réinvestir aussi plus vite ce nouveau groupe, comme si l’anxiété partagée par tous se transformait en ciment efficace, garantissant contre une trop forte rivalité…

Bien entendu, au travers de toutes ces étapes difficiles, l’enfant doit poursuivre ses processus de développement. Quand les adultes sont assez attentifs et présents, empathiques et disponibles, il acquiert plus de maturité, devient plus lucide, plus sensible aux autres, à leurs ressentis, à leurs blessures, plus souple dans ses capacités à s’adapter aux changements. Il gagne même une certaine épaisseur que d’autres n’ont pas.

 

Pr Catherine Jousselme, « Ils recomposent, je grandis, Répondre au défi de la famille recomposée » Robert Laffont, Paris, 2008

 

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